Yves Budin

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Sites à visiter proposant mes illustrations :
Jazz in Belgium
Jazz à Liège
www.sundancejazz.be
myspace.com/yvesbudin
sundancebeats.blogspot.com
tumblr


Le jazz...Quel beau mot. Quel beau son. Surtout prononcé à l'américaine.J'ai découvert le jazz non pas par les sons mais par les mots : ceux du romancier beat Jack Kerouac.Ses descriptions de la nuit chaude, grandiose, affolante du San Francisco des années '5O et de ses boîtes de jazz enfumées, bien et mal famées, saupoudrées de sciure de bois, où les sax ténors sauvages couinent, beuglent, soufflent soufflent soufflent à la quête du " It ", où les femmes à peau de miel brûlé et aux jupes fendues se saoulent, juchées sur des tabourets, où l'on sue, où l'on ahane, où l'on geint, où l'on frappe du pied et bat le rythme en entrechoquant voire fracassant les bouteilles de vin, ses descriptions, disais-je, sont pour moi les plus belles pages écrites par un Blanc sur la musique noire. Ce sont ces descriptions, authentiques chorus photographiques remplis de cris, d'éclaboussements et de satori, qui m'ont ouvert les portes d'un univers passionnant : le jazz. Alors, je m'y suis mis. Cela fait quatre ans que je dessine autour du thème du jazz. Quoi de plus normal et de plus approprié finalement, pour quelqu'un qui dessine essentiellement à l'encre de Chine et qui voue un culte aux grands maîtres de la spécialité que sont Pratt, Breccia, Munoz, Comès, Beardsley... ? Pratt n'était-il pas ami avec Gillespie et le Dizz lui-même n'a-t-il pas intitulé un de ses morceaux " Kerouac " ? Boum. Ca colle. Tout se tient. Bueno. Que disais-je ?... Oui. Plus que la représentation des jazzmen en train de jammer sur scène et de travailler leur instrument comme des damnés, je cherche à traduire par mes dessins les atmosphères, les ambiances, les sensations propres au jazz, soit l'expérience noire vécue au quotidien. Hum. Vaste programme. Mais je dois m'y appliquer. Car le jazz est plus qu'une musique, c'est un mode de vie. Boire un dernier whisky aux aurores dans un bar de New York, s'assoupir un sax au cou dans la salle d'attente d'un aéroport, se réveiller décapsulé au lendemain d'une jam-session dans un hôtel miteux à Harlem et s'appeler Coltrane, Monk, Parker, Kirk, Davis ou Mingus, ce n'est plus seulement boire un whisky, attendre un avion, se réveiller..., non, c'est plus que ça : c'est être jazz. Et c'est ce que j'essaie de rendre au travers de mes dessins.


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