Yannick Franck

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Dans Beaurieux, Yannick Franck propose une série de dessins réalisés à partir d'une carte topographique du lieu où il a grandi.

Les éléments représentés (la grand'route, le sentier, le ruisseau, les maisons) sont ici figurés en tant que propos aussi bien plastique qu'autobiographique.


Tout comme dans l’univers qu’il développe dans ses recherches sonores, l’univers plastique de Yannick Franck est principalement composé de deux versants, l’un relativement minimal, fait de paysages abstraits et méditatifs, et un autre qui est plus en relation avec le rythme, l’élan vital, la révolte. Ces deux pôles allant en se confrontant ou en se mélangeant à différents degrés.

Yannick Franck se considère lui-même en recherche constante et plurielle, il peut transparaître dans ce processus de création un certain éparpillement, cette démarche résultant de l’incapacité de vivre sans créer.

Les conflits entre les données d’un monde matériel d’aliénation et l’évolution spirituelle recherchée, entre le quotidien actuel et les idéaux, la catharsis et la méditation, le désir de partage et l’isolement, traduisent ici de manière omniprésente l’ambiguïté même de l’existence.

La première série des oves (2002 / 2003) est un bon exemple du caractère spirituel inclus dans le travail, leur forme évoque la volonté ascensionnelle, la voûte, la montagne à gravir pas à pas vers un ciel dépouillé de toute trace humaine.

D’une dominante bleue, de ce bleu qui a le pouvoir de tout dématérialiser, de mener vers un infini vertigineux, ces oves sont tant de petites icônes dressées sans prétention. Témoins microscopiques de la recherche d’une éternité perdue, de la nostalgie d’un ciel non pollué par notre besoin de conquête.

La plupart des œuvres antérieures représentent déjà un balbutiement nerveux dans ce cheminement à la fois parsemé de doutes et indispensable à la recherche de
l’accomplissement personnel.

Yannick Franck tend à se libérer de toute anecdote, discours ou contingence narrative. A s’intégrer au monde en tant que fragment d’un univers intérieur, dévoilé par petites parcelles, en utilisant le langage des constituants mêmes de l’œuvre : la matière et la couleur.