Stéphane Gerhards

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Date de naissance : 28/09/1981
Adresse : rue JONFOSSE n 34 4000 liège
Tél : 0499214008


2009 Exposition à la galerie CROISSANT, Studio D.V.O-contemporary gallery rue croissant, 108, 1190 bruxelles, du 10 janvier au 17 janvier 2009.
Exposition à la galerie «Le Zénith» 15 Rue Jean D’Outremeuse, 4020 Liège, du 16 au 29 janvier 2009.
Exposition au Hangard lors de la manifestation «Not Famous But Fuck Off» Quai st Léonard 43b, 4000 Liège, du 15 au 17 mai 2009.
2008 Participation à l’exposition collective sur l’art postal au centre de lecture publique d’Hannut, 43 rue de Landen- du 15 mars au 12 avril 2008.
2007 Exposition à Trèves (ALLEMAGNE), espaces de mémoire, architectures de guerre à l’ancienne gendarmerie Française FEUVRIER.
Projet internationnal en collaboration avec des étudiants de Trèves, Epinal, Metz et Liège.
Intégration au Cercle Royal Des Beaux Arts de Liège en tant que membre officiel en octobre 2007. Exposition en duo au Cercle Royal Des Beaux Arts de Liège rue Sœurs de HASQUES n°1 A, 4000 Liège du 07 au 18 septembre.
Participation à l’exposition collective MOMALLI’ART dans le cadre de l’événement MOMALLIA se déroulant à MOMALLE même du 25 au 26 août.
Participation à l’événement ASIA-EUROPA médiations ce déroulant en Pologne à POZNAN au MUSEUM INNER SPACES MONA du 01 au 03 juillet.
2006 Prix : Fondation artistique Mathilde E. PRIX HORLAIT-DAPSENS. 2005 1er prix du concours «VERTIGO» catégorie peinture organisé par la galerie EXTRAPOLE à Liège.
Exposition à la galerie EXTRAPOLE à Liège.
Parution d’une illustration dans le livre «digestion- mémoire et transmission», CIRQUE DIVERS édition d’une certaine gaieté
Septembre, octobre : exposition d’un fanzine dans le cadre du cirque divers au MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (Liège) 2003 Deuxième prix du concours sur le noyer.
Le 17 novembre à l’Académie des Beaux-Arts, Monsieur le Ministre Happart a remis à trois étudiants de la section « Illustration » les prix qu’obtinrent ces lauréats pour la réalisation de l’affiche « L’arbre 2003, année du noyer ».


2001-2006 étude supérieure option illustration à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (licence)
1997-2001 Etude secondaire en art plastique à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège


"Celui qui doit combattre des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui-même".
Friedrich Nietzsche Par-delà le bien et le mal

Si les monstres ont réellement triomphé des Dieux, comme pouvait l’affirmer Jean Clair, Stéphane Gerhards est un des artistes contemporains à en faire le terrible constat.
Fasciné depuis son enfance par des figures difformes, le plasticien a su, avec le temps, donner un sens aux créatures qu’il représente. Pas besoin d’aller chercher bien loin, en vérité…
Malgré l’évidence du périple, le voyage est ardu : il aura fallu puiser aux tréfonds de la psyché des âmes, plonger le réel dans un bain révélateur, oser se mettre (ainsi que ses semblables) en face d’un miroir.
Il en jaillit un reflet difficilement supportable. Car c’est, crûment, notre image qu’il donne à contempler.
Résolument expressionniste avec des accents surréalistes ; Stéphane Gerhards dépeint un cauchemar, très limpide, afin de pouvoir s’en défaire.
Représentant tantôt la figure de la mère envahissante et castratrice, tantôt celle de la déshumanisation de l’être réduit à son côté fonctionnel ou encore celle de l’enfant impuissant, obligé de subir et de s’adapter… Ses sujets ressemblent à des chantiers qui appellent un travail de reconstruction.
Le plasticien impose ces thématiques brutales dans un langage pluridisciplinaire : de la peinture au dessin, en passant par la sculpture, la fresque et la gravure. Des moyens au service d’une recherche de perfection technique et figurative, afin de servir au mieux la vérité de son propos.
« Ce sont mes états d’âme qui dirigent ce que je fait. »
Dans ce projet de destruction et de réassemblage très personnel, où la sensibilité côtoie la sauvagerie, où le grotesque rejoint la maîtrise et où le scientifique s’accouple avec le spirituel, la thématique de l’animal fait office de clé de voûte dans son œuvre.
Ici, l’énergie primaire peut s’exprimer librement. Presque en apesanteur. Comme si elle était retournée à sa place.
C’est grâce à cette distance avec la représentation humaine que, paradoxalement, l’artiste parle le mieux de ce que nous pouvons être… Tellement monstrueux et tellement humain.

Jean-Marc Reichart