Annie Gaukema

Date de naissance : 23/11/1949
Adresse : 26 rue d'Angleterre 4500 Huy
Tél : 085/23.55.77



Blé et ocre, sinople, couleurs de terre où l’espace reflété se conjugue, éclate,  
se recompose. Vivre est une sensation pulsante

  Écorces, fleurs, fruits (marelles aussi quelque part);   images fixées dans leur sang d’images. Traverser la durée. Démortaliser le monde   …  

Francis Tessa
  texte sur l’œuvre d’Annie Gaukema
  extrait de L’incendiée, l’approchant - éd. L’arbre à paroles

Peintre, graveur. Animatrice d’ateliers de sensibilisation à l’art et à l’écriture d’aujourd’hui à la Maison de la poésie d’Amay Belgique (WWW.maisondelapoesie.com).

Droitière forcée pour l’écriture, ma main gauche est pour moi synonyme de liberté. C’est avec elle que je peins, je dessine, je grave, je trace mon plaisir d’être au monde. Ce travail plastique me permet de sentir l’énergie qui me parcours. Le donner à voir c’est comme une main tendue, un élan de confiance, un partage. (A.G.)


FORMATION :
1975 - Académie de Liège, cours du soir (SCULPTURE-DESSIN)
1990 - Académie de Namur, cours du soir (PEINTURE)
1996 - Académie de Liège, cours du soir (Images imprimées)
DE 1990 À 1998 :
Du mot à la graphie - Max-Henry de Larmina (Beaubourg, Paris)
Recherches picturales Christian Rolet, J-P. Renssonnet et André Delalleau (Aca.inter.d'été, Libramont)
Techniques mixtes-Ecriture/Peinture-Les Textures-L’épiderme du monde Juliette Rousseff. (Atelier de l’artiste, Liège) Autour de la nature Michel Barzin et Cécile Vandresse (Aca. inter. d'été, Libramont)
L’écriture dans l’art – Portraits Juliette Rousseff (Amay)
Rencontre poètes et graveurs (Wégimont)
Le plein le vide - l'échelle Juliette Rousseff (Aca. inter. d'été, Wégimont)
La maison dans le livre pour enfants Michel Defourny (Amay)
Notations Garett Litz, Michel Barzin et Cécile Vandresse (Aca. inter. d'été, Libramont)
Le livre pour tout petit Lisy Martin (Amay)
Notations Michel Barzin et Cécile Vandresse, (Aca. inter. d'été, Libramont)
Le livre au confluent des techniques Anne Leloup, (Aca. inter. d'été, Libramont).

Depuis les années 70, expositions personnelles et collectives en Belgique (Bruxelles, Liège, Marchin, Huy, Knokke, Ostende), en France (Lille, Le Mée-sur-Seine-Melun,Vaison-la-romaine, Paris).

Illustrations de livres sur des textes poétiques de André Rochedy, Jean-Hugues Malineau, Christian Merveille, André Doms, Mimy Kinet, Agnès Henrard, Béatrice Libert...

Mon travail autour du livre s’organise en deux axes :
—Le livre unique qui comme pour la réalisation d’une de mes peintures ou gravures est autographe. Dans ce cas, je réalise des petits livres cousus ou reliés, des petites boîtes à Haïku, des jaquettes qui recouvrent des vieux livres de botanique qui sont précieux à mes yeux ou j’habille des anciens albums photos glanés sur les brocantes.
—Le livre dialogue avec des poètes. Dans ce cas, j’utilise généralement comme technique la linogravure ou l’infographie qui me permet de tirer plusieurs exemplaires, numérotés et signés par les deux collaborateurs.


Divers :
REVELER LE LIEN, DENOUER LA MEMOIRE

A propos de l’exposition d’Annie Gaukema au Centre culturel de Marchin, les 4,5 et 6 novembre 2011.

Se pencher sur son histoire, est-ce explorer les liens qui tissent les racines et donnent sens au chemin ? Et ainsi donner corps et vie à l’absence, voix aux absents qui révèlent alors leur infinie présence ? Le long du lien, des toutes premières noces jusqu’aux tout derniers nés, traverser la mémoire…Parmi les absents, la petite sœur aînée, la mère, le père et les ancêtres, ceux qui ont donné à l’enfance les couleurs calmes de la Meuse et de la mer. Et au cœur du silence, comme un paisible chant, les voix mêlées en mots serrés sur fond de ciel…
Ce n’est pas un récit qu’Annie nous donne à lire, mais une évocation sensible et parfois fragile.Le temps a gommé les détails, les matières, les visages et la chair pour se déposer dans des silhouettes claires, comme si l’âme seule se révélait… Mais parfois l’être montre son visage et un regard profond qui ne demande rien, juste à exister plus loin.
Et le temps ne retient rien ... Le long du lien dont on prend soin la vie traverse tous les âges, se dénoue, s’élargit, se renouvelle, à l’infini…

Agnès Henrard, octobre 2011