Angel Beatove

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Dernière mise à jour : le 08/11/2010





Originaire de Saragosse, en Espagne, Angel Beatove vit dans la région liégeoise où ses parents se sont installés alors qu’il avait neuf ans. Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il peint depuis son plus jeune âge et expose régulièrement aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. Si l’artiste privilégie la peinture en tant que mode d’expression plastique, il n’hésite pas à recourir à d’autres procédés techniques tels que la photographie ou le collage, qu’il combine à son médium favori, l’acrylique.
L’œuvre, dans son intégralité, procède d’un questionnement sur l’humain et sa relation au monde.


Extraits de la presse :

Angel Beatove : L’alchimiste du Signe.
Des formes humaines suggérées, des momies presque timides, forgées pour on ne sait quelle vie, survolent un tableau couleur terre ! La peinture d’Angel Beatove semble vouloir exprimer les contours d’un monde poétique, les traces d’une oraison funèbre à la manière mexicaine.
Quelle douceur tactile chez cet alchimiste du signe ! Comme dans l’art populaire, son quotidien est presque magique, rituel et sacré. L’artiste érige des totems, des récits sur le sens de la vie et de la mort. Après avoir recueilli ses impressions, les avoir intégrées dans sa composition, le peintre ou le sculpteur rend visible leur complexité latente par des rebus aléatoires.
Il faut dire que ce plasticien s’est engagé à construire des images tendues vers le passé. Depuis longtemps déjà, il immobilise des rythmes dans des petites boîtes peintes qui nous invitent au pays de la musique des formes.
Il n’y a pas de doute, l’art de cet enfant de Zaragosse formé à Liège dans sa troublante simplicité, émeut parce qu’il possède des racines dans la vie de tous.

Lucien RAMA, A.A.A.,juin 1996


Angel Beatove l’explorateur.
L’œuvre d’Angel Beatove semble se construire comme une lente archéologie du temps.
Son exploration remonte aussi bien à des formes d’expression qui évoquent des civilisations très anciennes qu’à des personnes dont il ne reste que des photographies jaunies. Comme si la peinture et la sculpture devenaient le moyen privilégié pour reconstruire une mémoire collective, constituée de formes archétypales et de couleurs terreuses.

Pierre-Olivier ROLIN, Le Vif-l’Express, décembre 1999


Tout dans la tête.
Les relations, ou encore les contacts humains, sont autant de thèmes récurrents qui se retrouvent dans l’œuvre d’Angel Beatove, artiste d’origine espagnole, habitant à Liège.
Abandonnant la forme humaine qu’il traitait souvent comme un pantin, ou comme une momie, prisonnière de ses bandelettes, l’artiste s’est à présent concentré sur la tête. Il propose ainsi non pas des portraits, mais des formes allusives, imprimées sur une peau de chamois. Combinaison d’un trait, d’une tache de couleur, qui épouse un support d’une texture tellement particulière, la figure y atteint la synthèse d’un pictogramme et la puissance d’un cri. Fascinant.

Anne HUSTACHE, Le Vif-l’Express, février 2003


Les thématiques d’Angel Beatove ont toujours oscillé autour de l’homme : sa solitude, sa mémoire, son enfermement, bref les questions qui lui passent dans la tête. La tête justement était déjà devenue silhouette dans des œuvres très graphiques, antérieures à la série « Cabezas en piel » qui est présentée ici. A la recherche d’une matière souple et particulière, l’artiste d’origine espagnole s’est mis à travailler sur des peaux de chamois. Il y a posé l’empreinte d’une tête, comme une ombre, ou plutôt une silhouette. Légère ou au contraire plombée, cette forme s’intègre sur chaque peau d’une manière particulière, car, si Angel Beatove restreint ici son vocabulaire à l’essentiel, il soumet chaque travail à d’incessantes recherches sur des couleurs comme les effets de matière. Accrochées ensemble aux cimaises, ces « Cabezas en piel » reflètent cependant l’angoisse existentielle profonde qui taraude l’artiste et reste sous-jacente dans toutes les réalisations qu’il a menées jusqu’aujourd’hui.

Anne HUSTACHE, A.A.A., octobre 2003